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Parlons des autobiographies


C'est quoi une autobiographie ?

Une autobiographie, c'est l'histoire d'une personne racontée par elle-même. Ou bien pour faire court, c'est un "récit de soi". Dans une autobiographie, la personne qui raconte est à la fois narratrice, auteure et personnage principal de son histoire.

Comment on reconnaît une autobiographie ?

Voici les caractéristiques d'un texte autobiographique :

1-L'auteur raconte, en général, un souvenir d'enfance qui l'a marqué
2-Il évoque un moment ou une tranche de vie qui concerne un événement qui est resté gravé dans sa mémoire. Il arrive aussi que l'auteur exprime un rêve. Comme par exemple pour Valentina TERECHKOVA qui parle de son futur métier ainsi : "Je n'abondonnais jamais le rêve de ma vie qui était de devenir pilote d'avion". Lisez son texte 3 au-bas de cette page.
3-Le récit de l'auteur débute par les verbes : "Je me souviens", Je me rappelle", "Il me revient un souvenir ..." L'auteur parle à la première personne du singulier et utilise aussi les déterminants possessifs : ma, mon, mes ...

Quelques modèles de textes autobiographiques à lire

1-"Mon ruisseau"
Ce dont je garde le meilleur souvenir, c'est le ruisseau ! "Mon ruisseau ". C'était mon refuge. Sa source affleurait un peu plus haut dans le rocher.
Sur le bord de ce ruisseau avait poussait des peupliers ; très hauts ; couverts de treilles dont les grappes de raisins dorés pendaient au-dessus de l'eau. Ces grappes ne mûrissaient qu'en novembre.
L'été, il était si paisible et un léger filet d'eau coulait doucement entre ses rives ; sage de notre côté, un peu escarpés de l'autre ; il fallait grimper pour se rendre au champ de Fatima, notre voisine. C'est là que j'allais ramasser des cerises, des figues et tout ce qui pouvait se manger pour mon goûter. 

Fathma Ait Mansour Amrouche, "Histoire de ma vie".

2-Le Ramadhan de mon enfance
Je me souviens de mes plus vertes années, dans ma ville natale de Bejaia, au temps béni où tous ceux qui étaient encore en vie, il me revient un souvenir du Ramadhan particulièrement attendrissant. C'était peu avant la Révolution, alors que je n'étais pas plus haut que trois pommes et que chaque soir, j'accompagnais mon père à la mosquée de Sidi Soufi pour la prière des Taraouih.
En attendant dehors, adossé au mur de l'édifice à travers les cyprès qui se dressaient devant moi, je pouvais contempler la majestueuse beauté du ciel étoilé, bercé par la récitation des versets coraniques et des louanges au Seigneur. Jusqu'à ce que, pour ma récompense, il m'emmenât au célèbre café des sports de la rue Fatima, aujourd'hui en ruine, pour écouter ce grand maître du chaâbi algérois, tout en sirotant une grenadine à l'eau.

M.Tedjiza, extrait d'un article du journal "El Watan".

3-Rêve de TERECHKOVA*   
"Je suis née en 1937 dans un petit village, je me rappelle quand j'avais trois ans je perdis mon père. Ma grand-mère travaillait aux usines de textiles et je trouvai un emploi moi aussi dans ces usines. Mais je n'abandonnai jamais le grand rêve de ma vie qui était de devenir pilote d'avion. Comme bien d'autres jeunes soviétiques, j'étudiais, je travaillais et j'admirais beaucoup le sport.
C'est le 12 avril 1961 que l'espace est entré dans ma vie ; peu après le vol de Youri GAGARINE, des hommes rendirent visite à notre aéro-club et nous demandèrent si cela nous intéressait en tant que femme de devenir cosmonaute. Nous fûmes nombreuses à répondre affirmativement. Plus tard, je fus convoquée pour passer une série d'épreuves et un examen médical avant d'être finalement admise dans l'unité des cosmonautes. Ce souvenir a été marqué dans ma mémoire ..."
*Valentina Terechkova est Russe. Elle est la première femme à effectuer un vol dans l'espace.

D’après Valentina TERECHKOVA "Histoire de ma vie".

4-Le virus de la lecture   
"Quand je ne jouais pas, je lisais ... Ma mère m'avait inoculé le virus de la lecture. Je me rappelle : L'Ile mystérieuse, Michel Strogoff, Les bijoux de la princesse, Sir Jerry et l'affreux Léonard, Les Naufragés du Sirius. Je dévorais tout avec un appétit de requin, à mille miles des savanes et des forêts de sapins, des dédales de lacs et de rivières ...".

5-Le plat brisé   
"Une fois, j'avais trois ans, je me souviens que j'ai voulu seconder ma mère qui lavait la vaisselle. Il y avait sur la table un grand plat à rôtir, à dessins bleus, que mon grand-père avait rapporté de Hollande autrefois. Je l'ai soulevé et l'ai porté avec précaution pour le mettre dans le buffet. Il était si grand qu'il m'empêchait de voir le plancher.
Mes pieds nus ont rencontré une lamelle de bois qui dépassait ; j'ai cogné mon gros orteil et je suis tombée. Moi une petite fille ronde et bien lourde sur le plat bleu qui se brisa en morceaux. Mon père m'a donné le fouet aussitôt. Je me le rappelle, et je me suis mise à pleurer affreusement. Je n'ai pas pleuré à cause de mon mal, mais parce que j'avais eu vraiment l'intention d'aider. Depuis, l'impression de n'avoir pas mérité ce fouet m'est toujours restée.
Encore à présent, à cinquante ans, j'en ressens l'injustice."

D’après Pearl Buck.




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